samedi 10 septembre 2011

ONAM


Onam, le festival            ven 9 sept 2011


C’est aujourd’hui pour les Kéralites, un jour important, c’est la période d’Onam et aujourd’hui plus particulièrement, LE JOUR J du festival !
Onam c’est
une ancienne fête qui survie encore dans les temps modernes. La fête de la récolte du riz du Kérala et la fête des fleurs de la pluie qui tombe le mois Malayâlam de Chingam célèbrent la visite annuelle du très noble Démon Roi Maveli. Onam est unique depuis que Roi Maveli est révéré par le peuple du Kérala de la préhistoire.
De ce que dit la légende, le Kérala a témoigné son ère d'or durant le reigne du Roi Maveli. Tout le monde dans l'état était joyeux et prospère, le roi était très apprécié par ses sujets. Il était si apprécié par ses sujets que même les Dieux sous Indra étaient jaloux de Maveli. Ils allèrent vers Mahavishnu en lui disant que Maveli est maintenant équivalent à un Indra. Depuis qu'un monde avec deux Indras représente le déséquilibre, Mahavishnu assuma la forme d'un nain: il piégea Maveli au Pathalam, le Sous-monde. Même si Maveli est égal à un Indra, il doit attendre jusqu'au prochain Yuga où il pourra être un Indra. Pendant ce temps, avec la grâce de Mahavishnu, Maveli visite son peuple sur un base annuel. Mahavishnu sert à Maveli comme gardien du portail du monde de Pathalam comme le roi lui-même sert à ses plus grands dévoués.
C'est la visite de Maveli qui est célèbrée en tant qu'Onam tous les ans. Les gens en incluant les enfants célèbrent la fête d'une façon grandiose et montrent à leur roi qu'ils sont contents.
Le riche héritage culturel du Kérala vient en sa meilleure forme et son meilleur esprit durant les dix jours de festivités. La plus impressionnante partie de l'Onam est le grand repas nommé Onasadya, préparé au Thiruvonam. C'est un repas qui consiste de 11 à 13 aliments essentiels. L'Onasadya est servi sur des feuilles de bananiers et les gens s'assoient sur un mat sur le sol pour manger leur repas.
Une autre partie enchantant d'Onam est le Vallamkali, la Course du Bateau Serpent, se déroulant sur la rivière Pampa. C'est un endroit coloré pour voir le bateau décoré, orné par les concurrents en chantant des chants.(définition de wikipedia)


Shahul reçoit des coups de fil de proches, amis/ famille en demandant ce que l’on a cuisiné, car chez eux c’est « les p’tits plats dans les grands » et la table sera pleine !
Alors qu‘ici today le repas a été très très simple, un besoin de ravitaillement s’impose, nos placards sont vides et le frigo pleure ! mais on fait avec ce que l’on a, ce qui ne nous a pas empêché de nous régaler d’un plat de « mustard potatoes » : P.de terre revenues dans l’huile de coco avec oignons et graines de moutarde, un chutney de poisson sec et fraîche coco râpé avec riz blanc et une soupe de potiron venue direct du jardin (le potiron, pas la soupe !!) que Mia a adoré !!Comme on dit chez nous « un smeul »

Nous avons maintenant agrandi la famille avec nos 3 chiens, 2 chats. Brad a fait sa dernière portée de 4 chiots :3 femelles et 1 mâle, nous avons decidé de garder la mâle que l’on a nommé Pablo, les 3 femelles sont parties chez nos ouvriers et nous voulions aussi leur donner les 2 chiens Rascal et Poker, car nous ne les avons jamais vraiment dressé et à ce jour ils détériorent plus qu’ils ne nous aident. Alors il y a 2 jours, en fin de journée, nous avons rusé et amené la gamelle de Rascal pour qu’il s’approche, Pechimutu lui a attrapé la patte et ils l’ont mis (tant bien que mal) dans un sac pour l’emmener. Ce fut chose faite. Ils partent donc en moto, à 30 km de chez nous … Ce matin au réveil, Shahul me dit : »devine qui est là ? » Rascal ! Il a retrouvé le chemin de la maison, quel flair !!
Au début, la nouvelle m’a dérangé, « oh non ! comment s’en debarrassé !? » et puis lors de ma pratique quelques heures plus tard, j’ai refléchi au comportement que nous avions avec lui, s’il est revenu, peut être y a-t-il une raison ? et si j’étais moi aussi plus proche de lui ? si je prenais un peu de temps avec lui, l’apprivoiser, lui montrer quoi faire et ne pas faire ? Après tout, en nourrir 2 ou 3, ça na fait pas grande différence .
Et de là, ma vision envers lui a changé.

Les personnes, les animaux, les devoirs et obligations, les actions, la vie ! reste inchangé, c’est NOTRE regard qui change, et c’est une toute autre histoire …

jeudi 8 septembre 2011

les mauvaises herbes


jeu 8 sept.-11
Retirer les mauvaises herbes,
Depuis 3 jours , nous avons la chance d’avoir l’équipe de Pechimutu avec nous. Ce sont des ouvriers des environs qui sont travailleurs, sérieux, loyaux et joyeux ! et oui ça existe ! ce sont des perles rares, ils ont leur propre terre à cultiver,alors nous sommes tellement contents quand ils peuvent venir nous épauler. Ils ont beaucoup avancer sur le côté piscine et si tout va bien dans quelques semaines nous devrions pouvoir faire trempette à notre gré ! mais un autre travail les a aussi bien occupé, c’est de déraciner les mauvaises herbes, et ça c’est un travail du quotidien, presque chaque matin, lorsque j’ouvre les rideaux de chambre, je trouve shahul déjà dehors, un couteau à la main, en train d’enlever ces mauvaises herbes, la « surface attaquée » devient soudain beaucoup plus tranquille, lisse et revigorée ; c’est une satisfation pour celui qui accomplit le travail, et la Terre elle même semble reconnaissante.
Tout comme nous, nous accumulons chaque jour des idées parasites,  des surplus de médiatisation, de conversations inutiles, de nourriture mal digérée… et ce laisser-aller s’engraine jour après jour. On sait qu’il nous faut rester propre, on nous a appris dans notre éducation d’être présentable, poli, et nous sentons le bien être nous envahir après une bonne douche . Nous gardons la maison propre, on dépoussière, on balaie, chaque jour il nous faut nettoyer, ranger, remettre les choses en place, on regarde autour de soi et c’est un réel bonheur, une maison rangée ;  mais qu’en est-il de notre propreté intérieure ? celle que l’on ne voit pas mais que l’on ressent en soi ? N’y a-t-il pas un certain mal être lorsque les choses ne sont pas dites ? lorsque nos actions ne sont pas pures d’intentions ? lorsque nous remettons au lendemain ce que nous pourrions faire le jour même ?
 Le travail sur soi c’est comme les mauvaises herbes, c’est au quotidien, à chaque instant, qu’il faut s’alléger, retirer ce superflu de non-sens qui s’installe avec aise et  prend racine avec le temps. Il nous paraît pourtant difficile de garder ces bonnes résolutions, ces attentions à nous même car nous prenons ça comme une corvée, un travail. ON se dit, « j’en ai déjà tellement à faire dans ma journée, entre ma vie professionnelle, mes obligations familiales, mes relations sociales, les codes à respecter, les autorisations et interdits dictés par la société, la culture ou la religion, si en plus je dois regarder en moi ce qui se passe, c’est trop. Erreur !! c’est là que tout commence, c’est par nous et en nous que le mal ou le bien prends racine ;

Ne laissons pas notre jardin intérieur defraîchir par les mauvaises pensées, actions, paroles etc … mais tel un bon jardinier, arrosons chaque jour nos graines de bien être pour laisser s’ouvrir les fleurs du cœur et déracinons celles qui n’ont pas lieu d’être.

Bonne rentrée
















lundi 5 septembre 2011

le retour !!!


Mais où donc étais-je durant toutes ces journées, ces semaines, ces  mois ??!! la majeure partie du temps , je pouponnais, et les mamans savent qu’un nouveau né, ça occupe !

Mia a maintenant 7 mois, oui déjà ! et je trouve un nouveau rythme dans l’organisation de mes journées. Elle n’est plus totalement accrochée au sein de sa mère mais elle a commencé depuis notre retour de France a dégusté divers aliments au quotidien.
Sa préférence va incontestablement pour le Raggi, céréale de Millet rouge, il faut dire que ça a été son introduction à de nouvelles saveurs, elle en raffole, c’est insipide mais très nutritionnel, et en y ajoutant de la purée de dattes,  de la banane, ou un peu de sucre vergeoise, elle se régale ! son 2èm choix va pour le cagni, une soupe épaisse de riz cassé, auquel on ajoute du gingembre, du cumin et un peu de lait de coco, elle a gouté ça la 1ère fois chez la maman de Shahul, et depuis c’est la bouche grande ouverte qu’elle en redemande ; pour les fruits, la banane vient en tête de liste, suit la mangue,  et le fruit de la passion, c’est bien simple, elle aime tout ! elle veut aussi boire dans nos verres, alors lorsque nous nous arrêtons sur le bord de route pour un « sucre de canne-gingembre-citron vert », elle est de la partie ! ses 1ères dents ont commencé à pousser mais sans que ça ne la gêne. C’est une enfant joyeuse et facile à vivre. Il est vrai que nous sommes à ces côtés pratiquement 24hrs/24 !! nous répondons entièrement à ses besoins,  son papa est dévoué corps& âme à cette enfant, ils ont une complicité touchante et leurs éclats de rire me va droit au cœur.

Je pourrai en rajouter sur les derniers mois vécus mais je préfère vous narrer nos aventures de l’instant …

Ce week end, nous avons une fois de plus fait l’expérience de la confiance en la Vie.
Nous sommes partis hier (samedi) après midi pour faire une radio du dos de Shahul qui est en douleur depuis 1 semaine à l’hopital (non pas le + proche) mais à une 20è de km de chez nous. Une fois en route, nous nous apercevons que le voyant de la batterie reste allumé, on appelle notre mécanicien Santosh qui nous conseille de passer voir l’électricien car il y a un risque de ne plus démarrer ; Nous sommes dirigés vers un autre electricien spécialiste en batterie à qq pas de l’hopital, génial se dit-on, on fait « d’une pierre, 2 coups !! » … Well, le gars en question dit devoir enlever la batterie pour être sur de la nature du pbm, ça peut prendre 1h30, on dit ok, il nous dépose à l’hopital qui est vraiment à 5mn,  dans sa voiture.  Les médecins sont déjà partis mais la prise de radio est possible, on s’éxecute. Pendant que Mia passe de bras en bras chez les infirmières, l’électricien rappelle, il lui faut chercher des pièces sur Cmbt, ça peut prendre du temps, jusqu’à 21h/21h30 … avant je me serrai démoraliser à l’entente de cette info, mais maintenant, je relativise … « whatever will be, will be ».  Par chance, un ami de Shahul, Vishunathan habite à 3km de là, il arrive 10mn plus tard et nous amène chez lui, il nous propose de passer la nuit, c’est plus tranquille et moi, conduire la nuit , ça ne me plait pas trop, je suis éblouie, n’y voit pas bien . Je pense qu’on a omis de prévenir les chauffeurs indiens que la position pleins-phares s’utilisait seul sur la route et non quand un véhicule vous croise !! … C’est decidé, on passe la nuit. Anuma, la fille de la famille, une adolescente de 13 ans est ravie de cette décision, elle va chercher ses peluches et jouets pour Mia et me fait un zapping d’enfer sur les innombrables chaînes de TV. Vishu indique à Shahul un centre de « broken bones » : »os cassés », il nous conseille d’y passer le lendemain, et dit qu’en 1 seule séance ça peut soulager grandement ses douleurs. Après une nuit + ou – agité par la visite de nombreux moustiques ( Mia a des piqûres plein le visage, 4 sur le front, 2 au joues ..)
Nous quittons les lieux, tôt le matin, directions le «  massage miracle » sur la route nous nous arrêtons pour un petit déjeuner, c’est l’inauguration du restaurant, tout le monde est élégamment vêtu, nous sommes leurs 1er clients ! Le patron est aux p’tits soins, pour eux une étrangère un jour d’ouverture c’est un cadeau des Dieux pour leur prospérité !! On ne s’attarde pas et reprenons la route. On y est, une petite maison sur le bord de route, c’est vrai qu’on dirait la cour des Miracles, une dizaine de personnes attendent avec des platres, des cannes, des conditions physiques assez douloureuses. Shahul est pris en main, allongé à même le sol sur une natte, un monsieur lui tient les jambes pendant que l’autre commence à le masser vigoureusement, il trouve de suite la zone sensible, ça dure 10mn à peine, il lui donne de l’huile à appliquer pendant 4 jours et des bains chauds à faire. Shahul retrouve le sourire, la douleur s’est grandement dissipé.
Sur la route du retour nous nous arrêtons pour voir nos amis Margaret & Carlos, ils étaient dans la même école que moi l’an dernier et continuent leurs études d’Ayurvéda dans un hopital pas très loin de chez nous. C’est une joie mutuelle de se retrouver, ça fait 1 an que nous ne nous sommes pas vu et bien sur ils découvrent Mia avec grande sympathie. Aujourd’hui c’est leur jour de repos, je leur propose un déjeuner à la maison, l’affaire est faite, on les emmène ! Ils sont enchantés du travail accompli sur le site, eux qui n’avaient connu qu’une seule hutte et une maison en construction , ça change !! quelques heures + tard, nous recevons un appel, c’est une famille de Coimbatore que nous avons rencontré il y a 2 semaines, le monsieur est un ancien professeur de collège à la retraite, ils nous disent être à 3 km de chez nous et veulent nous rendre visite, pas de problèmes ! on leur indique le chemin et 20mn + tard, ils sont là, leur fille vit en Ireland, elle repart dans qq jours avec sa fille, leur fils est lui aussi professeur. La visite du lieu les ravis, Benzal (le fils) aimerait amener des professeurs de son collège pour des moments de de-stress ! c’est super, c’est tout ce qu’on cherche, toucher les différentes institutions des alentours ! Ils repartent en fin d’après midi en emmenant avec eux Carlos et Margaret qui ont un « couvre-feu » à 18h. Mia a passé sa journée dans les bras de Margaret, elle s’endormira très tôt sans vouloir autre chose que la proximité de sa maman …

Au final, nous avons passé un super week end improvisé, la voiture est reparée, le dos de Shahul plus ou moins aussi! avons partagé de chaleureux moments avec des proches et moins proches; 

Ne pas rester figer sur un programme, une idée mais s'ouvrir à l'inconnu, spontanément; c'est ça la confiance en la Vie.

Bien à vous 
S***