vendredi 14 mai 2010

cure ayurvédique

AYUR = VIE  VEDIQUE = CONNAISSANCE
L'AYURVEDA est la science où la connaissance de la vie, c'est être en pleine santé. C'est un retour aux sources où le nature elle-même est notre remède de bien être.

Connaissons nous suffisamment notre corps et ses fonctionnements ?? 
Prenons nous le temps nécessaire pour laisser notre corps et notre esprit se poser et se régénérer ?
La vie citadine et actuelle a pris le rythme d'un train à grande vitesse dans lequel nous sommes montés sans trop réfléchir, et bien souvent lorsqu'on s'arrête pour souffler un peu il est déjà tard.

Je vous offre la possibilié d'une vraie détente, par une purification complète pour une régéneration totale.  14 jours de cure  dans le Kerala (3 lieux différents: Ile, forêt, plage)  Chaque jour:
                 .  Massage et acupuncture
                 .   Cours de yoga et méditation quotidiens 
                 .  Cuisine végétarienne adaptée

N'hésitez pas à poser vos questions; les places sont limitées à 12 personnes.
Notre santé est notre plus grande richesse: physique, mentale et émotionnelle, rien d'autre ...    
                                                             Bien à vous      Sandrine***
  
                                     23 OCT - 7 NOV 


AYUR = LIFE  VEDA = KNOWLEDGE
AYURVEDA is the science or the knowledge of life, it is health without diseases. A return to the sources where nature itself is our remedy of well beeing.

Do we know well enough our body and his behaviours ??
Are we taking the time needed to rest and rejuvenate our body & mind ?
The actual city life has taken the rythm of the fastest train, and we’ve jumped in it without thinking anymore. But often, when we stop to pose, it is already  late.

I am offering you the possibility  of truly relaxation, purification & rejuvenation  for 14 days in beautifull KERALA. including 7 days  in an islande, 3 days in forest and 4 days by the beach.

Daily program consist of :
  • Massage, acupuncture & acupressure
  • Yoga & meditation
  • Vegetarian food
Feel free to ask any questions; limited places to 12 people.
                                   Our wealth is our health physically, mentally and emotionnaly, nothing else ...
                                                                   Kindly  Sandrine***

jeudi 13 mai 2010

filled day full of surprises ...!


Hier matin, sans aucun mal je suis sortie du lit  à 5h30 pour ma méditation, suivie d’une marche de 40 mn autour du race course. Comme il est bon d’être tôt levé. 7h Yoga, je prends le petit déjeuner à la cantine du campus où je partage la table avec 2 personnes que je vois assez régulièrement depuis quelques semaines, un monsieur d’une 40è d’année et une jeune femme dans la vingtaine, je pense qu’ils sont là pour des soins, mais c’est en fait leur « Madame » comme ils l’appellent, qui est en traitement pour 15 jours. Ils sont de Pondicherry, la maîtresse de maison est anglaise, Selvaraj est à son service depuis 16 ans, c’est le chauffeur, l’intendant, l’homme de confiance, la jeune fille s’occupe de la cuisine et du ménage. Selvaraj c’est un vrai « mc Giver » et à des connections dans tout Pondicherry (Auroville compris), je lui parle de mes voyages organisés, et il me propose de le contacter lors de ma prochaine visite en Août afin de faciliter mes déplacements. Ok, c noté !
Il est à peine 9h et je suis déjà très « entrain », mon niveau enérgétique est très élevé. Je prends des nouvelles de Shahul qui est chez sa mère, et rentre dans la soirée par le train de 20h, seulement à cette heure, plus de bus pour Attapadi (notre lieu), je propose qu’il passe la nuit à l’appart, en demandant la permission à la direction, c’est chose faite et acceptée, Youpi !! J’adore l’imprévu (enfin … ça dépend … !), cette nouvelle me ravit.
Le cours de l’après-midi n’est pas donné par notre prof habituel mais c’est Vikkas qui le remplace. Sreekhant lui est occupé depuis 2 jours avec son « Guruji » (son maître). Il dort dans l’appart voisin au nôtre et passe beaucoup de temps à faire des pujas (rituels de prières et offrandes).
C’est d’ailleurs le spectacle qui s’offre à moi quand je rentre de la pratique :5 personnes autour de notre table à manger, une lampe à huile allumée, le « guru » torse nu avec un longuee (tissu que porte les hommes tel une jupe longue) orange autour de la taille). Seema me fait signe qu’ils sont en pleine « expérience », on dirait une séance de spiritisme , je m’éclipse dans ma chambre sur la pointe des pieds …
 Je ne suis pas « attirée » par ce genre de pratique, l’Inde est chargée de ses divers rituels et croyances mais la cartésienne que je suis ne se laisse pas facilement happer par ces pratiques mystiques.

Il est presque 20h quand je saute dans un bus direction la gare pour accueillir mon homme. La gare, c’est toute une histoire …
Quelle que  soit la ville où l’on est, la gare est un lieu de mouvance, ça voyage, ça bouge, ça vit ! En arrivant, je passe devant un autel hindou où un bramane est entrain d’écrire sur un livre, il est entouré de quelques personnes, on dirait qu’il signe des autographes ! Le muezzin de la Mosquée entame son 4è »Allah o Akbar » de la journée, je me poste à l’entrée et observe la foule. Ici, quand on a envie de s’asseoir on ne cherche pas forcément un siège … Le sol est suffisant, donc il y a des gens assis un peu partout, certains mangent, d’autres somnolent en attendant leur départ, les chauffeurs de taxi et rickshaws alpaguent les voyageurs … En levant la tête, je vois 3 personnes travailler sur un échafaudage (on est loin des 35 heures et des horaires définis).
Le bruit qui m’entoure est fait de klaxons en tout genre, musique locale qui rugit des voitures (les Indiens ont plutôt tendance à mettre du volume !), c’est un brouhaha enivrant, qui cependant me berce, et me fait patienter… Mais déjà « l’homme du train », tout de blanc vêtu,arrive à ma hauteur et nos retrouvailles sont chaleureuses, sans être bien sûr trop démonstratives (pudeur, et respect … !)

 Il est plus de 23h quand je tombe dans les bras de Morphée, et oui pas dans les bras de Shahul qui lui dort déja à même le sol … C’est ça l’Inde …








mercredi 12 mai 2010

interaction !

Mes amis du bout du monde !
Par vos mails respectifs, je sais que vous lisez ce blog et suivez mes aventures indennes !
Il semble qu'elles vous plaisent assez ...
j'aimerai moi aussi avoir des commentaires "à chaud" sur ces lignes partagées.
Vos remarques sont très encourageantes, vos refléxions intéressantes, pourquoi ne pas les partager ??

Je vous incite vivement à être interactif ! C'est ensemble que les choses évoluent ...

Namasté
Sandrine***

mardi 11 mai 2010

on ne peut pas plaire à tout l'monde ...


Hier, pour la 1e fois, j’ai ressenti le « conflit » qui peut subvenir lors de différences culturelles. Amhita est une élève du matin qui vient au Yoga pour diminuer ses migraines et améliorer son état dépressif (dû au récent décès de sa mère), nous restons toujours quelques minutes après la classe pour discuter un peu, et à plusieurs reprises elle m’a demandé de venir chez elle pour me présenter sa sœur qui voudrait faire ma connaissance . Nous avions rendez vous hier à 19h, et nous rendons chez elle , sa sœur m’accueille , me propose de m’asseoir gentiment, je ne vois pas vraiment son visage car il y a une coupure de courant dans le secteur et seule une fine bougie éclaircit la pièce. Elle commence à me questionner :
«  -Que fais-tu  ici ? et ton ami ? que fait-il ? », et très vite elle me demande :
«  -Quand allez vous vous marier ? 
-      Le mariage n’est pas un domaine qui nous importe vraiment, ni lui, ni moi.
-      Et sa famille ? comment accepte-t-elle la situation ?
-      Pour sa mère ; ça n’est pas facile, elle est âgée avec une mentalité bien arrêtée sur les coutumes et us de sa région, le reste de la famille est heureux pour nous ; »
, Je sens une certaine réticence dans ses questions, elle dit :
« Ma belle sœur(qui est belge) s’adapte complètement à notre culture et porte le sari lorsqu’elle est en Inde, tu dois adopter la loi du pays où tu vis, nous avons de fortes traditions qui doivent être respectées »
Je tente de lui expliquer que je respecte ces traditions, ma manière de me vêtir, de manger, de me tenir dans certaines occasions festives (où femmes et hommes ont une place bien précise) mais que je garde ma personnalité, que le monde évolue et que ce qui importe c’est l’amour qu’on porte aux autres et l’échange de nos cultures qui nous enrichit et nous grandit.
Elle n’est pas satisfaite de mes commentaires, se lève et part dans une autre pièce,
Amhita qui a suivi de loin la conversation vient s’asseoir à mes côtés sans un mot sur ce qui vient d’être dit. La lumière est revenue, je vois dans son regard de la compassion mais aussi de la peine. Elle à 34 ans, n’est pas encore mariée, et doit trouver à se marier au plus vite (la moyenne d’age est 25 ans pour une femme, 30 ans pour un homme) en tenant compte de l’astrologie, de la classe sociale etc …Elle n’est pas toujours d’avis avec ces principes, mais doit se plier à la tradition. Je sens qu’il faut que je quitte la maison. Je salue sa sœur et retourne chez moi avec une certaine sensation de »rejet » jamais sentie auparavant.
Je ne laisse pas cet incident me toucher mais porte ma réflexion sur le manque d’ouverture humain, une certaine ignorance, que je ne peux blâmer vu le conditionnement ancestral. 

Un autre incident me fait face dès le lendemain …

Laurence m’a envoyé un texto hier pour annuler la marche matinale, je le retrouve au Yoga et il m’annonce que sa femme refuse nos entretiens, elle ne veut pas qu’il me parle et encore moins que nous partagions un moment. Il dit que c’est comme ça chez eux, et qu’il n’est pas bon de bousculer la tradition. Il est lui aussi en peine. Je le rassure, mais lui fait comprendre qu’un homme et une femme peuvent être amis, sans aucune ambiguïté, et que c’est l’insécurité, la peur qui apporte ce genre de commentaires.
Il est important de communiquer dans un couple (et dans la vie gérérale aussi !). Communiquer, c’est être en communion avec l’autre, entendre ce qu’il a à dire et non pas parler en restant sur ses positions. Les personnes souffrant de jalousie ont un manque  d’éducation et de confiance en eux-mêmes ;
Si l’on est clair dans son cœur et dans sa tête, quel mal y aurait-il à agrandir un cercle humain qui avance dans un chemin de paix et de partage ?

La grande majorité du peuple indien a des préjugés et des idées très arrêtées sur les relations hommes-femmes. La famille est primordiale, très soudée et  il faut y maintenir de bons rapports ; Quand un couple se forme c’est aussi 2 familles qui s’unissent.

Loin de moi l’idée de bousculer ces croyances mais je maintiens ma position sur le droit de chaque individu à pouvoir être libre de ses paroles, de ses gestes, de ses pensées et de ses actions tant que celles-ci sans heurter autrui font avancer l’humanité pour un mieux être général.

S***





lundi 10 mai 2010

Le début d’une nouvelle vie …


 

Aujourd’hui je suis venue comme une grande, toute seule jusqu’à chez moi !! Après 1h30 de bus où j’ai partagé mon siège avec les « tribales people », une dizaine de femmes sont montées d’un coup, la communauté des tribales compte 65000 personnes, elle est la plus répandue ici à Attapadi dans la région de Sillent Valley. Leur couleur de peau est très foncée, leur classe sociale est normalement assez basse, ils ont gardé beaucoup de leurs traditions (cuisine, artisanat, médecine, système éducatif … Et je sais que lorsque nous serons complètement installés ici, je découvrirais un peu plus de leur culture.
À mon arrivée, un sourire a inondé mon cœur, quel endroit magnifique, quelle nature, quelle chance d’être présente à cet instant. Shahul est  ravi de me voir et il me présente les 2 jardiniers Pechymuthu et … qui eux aussi m’accueillent avec un large sourire.  Après un bon café, nous nous mettons à préparer les repas du midi, au menu : chicken curry, salade de tomates et haricots verts et riz. J’ai pour mission d’aller cueillir les légumes dans le jardin (entre les bananiers) Ahlala !! je demande de l’aide au jardinier car pour être honnête je ne sais pas à quoi ressemblent ni les pieds de tomate, ni les haricots ! Il me faut bien 1/2 heures pour accomplir ma tâche et revenir à la hutte, je suis assez satisfaite de ma cueillette et espère qu’il en sera de même pour le chef ! Tout est ok, la préparation est un peu « précaire » donc ça prend un peu plus de temps que dans nos cuisines modernes, mais quel bonheur de déguster notre repas, assis sur une natte, face à une nature généreuse avec le chant des oiseaux comme musique d’ambiance …
En fin d’après-midi, quand la chaleur est un peu tombée, on jardine, à nous 4, chacun à sa tâche, le 1er creuse des trous, Shahul nous amènes les plantes, je les mets en terre et Pechymuthu finalise le travail. C’est pour moi une 1è, je n’ai pas été élevée dans un milieu agricultural, pas même un jardin, quelques plantes vertes, et encore … Mon expérience en Afrique du Sud me facilite la tâche et lorsque nos amies les grenouilles sautillent à mes côtés, je reste calme et bienveillante. Les nuages arrivent en masse et nous sommes tout sourire de savoir que la pluie va arriver d’ici peu, quelle chance, un bon bain pour la terre et travail d’arrosage suspendu !  Nous prenons le dîner au village qui se trouve à 3km,   et en profitons pour faire quelques achats de fruits frais (les mangues sont à tomber !)
Il est à peine 22h quand nous nous endormons pour une nuit paisible.
Le réveil se fait en douceur, 5h15, Shahul me taquine avec le lever pour le Brahmâ Muhurta.
Brahmâ Muhurta c’est par définition le temps divin de la connaissance … J’explique :
Dans le Yoga et l’Ayurvéda, l’astrologie tient une part importante. Les « Anciens » départagent le moment entre coucher et lever du soleil (la nuit) en 4 séquences de 3 heures appelées yamas,  mais le dernier yama  est un moment particulier, et en amenant le jour il est très propice à la méditation et au recueil. Les yogis se lèvent  donc 3 heures avant l’aube pour leurs multiples ablutions et rituels, cependant dans ces 3 heures, les dernières 48mn avant le lever du soleil sont les plus importantes, toute la vie se met en place pour un jour nouveau et le niveau énergétique est très élevé ; J’ai donc décidé de moi aussi profiter de ces minutes précieuses,
Et c’est à 5h30 que je me retrouve assise face à ce qui sera dans peu de temps mon « paysage quotidien » …  Le fin croissant de lune est encore présent dans le ciel déjà bleuté et je prends le temps de scruter en « vision périphérique » chaque beauté de la nature … Après un certain temps de contemplation, je ferme les yeux et garde cet état d’assise silencieuse pendant un moment.
Shahul est parti pour son heure de marche matinale et nous nous retrouvons chacun aussi heureux l’un que l’autre du commencement de notre journée.
Entre la préparation des repas, le jardinage, les douches, les révisions de la semaine et nos discours philosophiques,   il est plus de 19h quand je reprends le bus direction la ville !!

S’il y a une chose que j’ai retenue de ce week end, est que la vie est tellement simple quand on l’a vit pleinement à chaque instant. Nul n’a besoin de maître, de livres, de guidance, tout est en nous … JUST BE, here & now !!

BYEEEEEEEEEEEEE ***